Calogero

Calogero
Danser Encore

Une ride dans la glace,
Je me fais vieux.
Dans le lit j'ai de la place pour deux.
Avant que la vie ne passe,
Je veux garder l'envie.

Une ride à la surface,
Somme nous heureux ?
La lumière s'éteint peu à peu.
Avant d'être dans le noir,
Je veux garder l'espoir.

Et danser encore.
Avancer toute voile dehors.
Et danser encore.
Envoyer valser la mort,
Dans le décor.

Dernier avis de tempête,
Dernier refrain.
Vivre sans penser au lendemain.
Danser que tourne la terre,
Descente et l'air de rien.

Une dernière cigarette,
Un verre de vin,
Ramasser les miettes du festin.
Faire avant que tout s'arrête,
La fête jusqu'à la fin.

Danser encore.
Avancer toute voile dehors.
Et danser encore.
Envoyer valser la mort,
Dans le décor.

# Posté le samedi 24 novembre 2007 07:52

Céline Dion

Céline Dion



S'il suffisait d'aimer


Paroles et Musique: Jean-Jacques Goldman
1998 "S'il suffisait d'aimer"


Je rêve son visage je décline son corps
Et puis je l'imagine habitant mon décor
J'aurais tant à lui dire si j'avais su parler
Comment lui faire lire au fond de mes pensées?

Mais comment font ces autres à qui tout réussit?
Qu'on me dise mes fautes mes chimères aussi
Moi j'offrirais mon âme, mon c½ur et tout mon temps
Mais j'ai beau tout donner, tout n'est pas suffisant

{Refrain:}
S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Si l'on changeait les choses un peu, rien qu'en aimant donner
S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Je ferais de ce monde un rêve, une éternité

J'ai du sang dans mes songes, un pétale séché
Quand des larmes me rongent que d'autres ont versées
La vie n'est pas étanche, mon île est sous le vent
Les portes laissent entrer les cris même en fermant

Dans un jardin l'enfant, sur un balcon des fleurs
Ma vie paisible où j'entends battre tous les c½urs
Quand les nuages foncent, présages des malheurs
Quelles armes répondent aux pays de nos peurs?

{Refrain}

S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Si l'on pouvait changer les choses et tout recommencer
S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Nous ferions de ce rêve un monde
S'il suffisait d'aimer

# Posté le samedi 24 novembre 2007 12:57

Il est né à vingt ans

Il est né à vingt ans
Gérard Lenorman ne s'aime toujours pas. Mais il y travaille...

BRUXELLES Pendant des années, il s'est tu. Il n'a rien dit de ses souffrances, de ses drames. Il n'a rien dit de ce manque d'amour dans lequel il a grandi, il n'a rien dit de ce père absent, ni de la honte de sa mère. Et puis, à passé 60 ans, Gérard Lenorman a décidé de tout écrire. Du coup, maintenant qu'il assure la promo de son livre, il commente et commente encore ce qui fut sa vie jusqu'ici. Comme pour mieux aborder ce qu'elle sera demain. "J'évite de me répéter" , dit-il en plaisantant. "Je suis plein de ressources, j'invente des tas d'histoires... Non, j'ai attendu, je n'ai plus envie d'attendre. J'ai posé les valises encombrantes et surtout ce qu'il y avait dedans. J'espère vivre différemment, en ce sens j'entends un peu mieux . Je vais apprendre à recevoir, ce qui est très neuf pour moi. Rien que ça, accepter, ça change le sens de la vie. J'ai toujours voulu et provoqué les échanges avec le public. Je suis plus à l'aise avec mille personnes qu'en face-à-face et je voudrais essayer de corriger un peu ça. "

Vous avez l'impression d'avoir attendu trop longtemps ?

"Non. Il me fallait ce temps-là. Vous savez, un fruit, c'est long à venir. Si on le mange trop tôt, ce n'est pas bon. Si on tarde, c'est dégueulasse. Bref, avant que je ne sois dégueulasse... J'ai envie de vivre un peu avec moi. C'est difficile pour quelqu'un qui ne s'aime pas. "

Vous dites Je me prends pour Lenorman et ce n'est déjà pas facile...

"Ben oui, mais je vous assure que ça n'a pas été facile tous les jours. Mais je suis comme tout le monde finalement. "

L'écriture vous est venue naturellement ?

"Oh oui, ça sort facilement. Mais par contre, je n'ai pas de maîtrise. Alors, un coup c'est sec et puis, plus tard, c'est plus foisonnant. J'étais d'ailleurs dans mes petits souliers vis-à-vis de l'éditeur parce que, au dernier moment, j'ai voulu tout réécrire. Marie, ma femme, m'a aidé dans ce passage difficile. Surtout que je suis de ceux qui respectent la littérature. "

Vous racontez beaucoup de choses dans ce livre. Comment vivez-vous le fait qu'on ne retient que l'histoire de votre père, un soldat allemand ?

"C'est une histoire banale finalement et ce n'était pas le but du livre. Mais bon, c'est choc... Vous savez, quand j'ai commencé à connaître le vrai grand succès, j'avais trouvé un truc - et c'est pour ça que j'ai appelé mon livre comme ça -, quand on me parlait de mon enfance, mon passé, je répondais Je suis né à vingt ans. Parce que je ne voulais pas jouer sur la corde sensible des gens. Je pensais avoir naturellement les capacités à émouvoir les gens, sans utiliser de subterfuges . Mais pour être honnête, je crois que je suis né... après. Je me demande même si, socialement, je suis tout à fait né ."

Vous pensez que ce livre va vous y aider ?

"Oui, c'est déjà le cas. J'ai toujours refusé d'aller voir les psys et ce livre est mon dernier acte de psychologue pour moi-même... Je me suis inventé un monde immense, infini. J'ai évité les règles mais, de temps en temps, j'ai été rattrapé par la vie, les contingences matérielles... "

Aujourd'hui, au vu de la situation sociale en France, vous feriez quoi si vous étiez président ?

"On a un président qui semble avoir compris certaines choses. Ce qui agace le plus ses adversaires, c'est qu'il en a, comme on dit. Il ose faire ce que personne n'a osé faire, encore. Si j'étais président, les ministres et les élus ne feraient pas de politique. Et puis, les gens qui m'entoureraient seraient de toutes obédiences... Réunir les meilleurs .

Gérard Lenorman, Je suis né à vingt ans, Calmann-Levy.


Propos recueillis par Isabelle Monnart

© La Dernière Heure 2007

# Posté le samedi 24 novembre 2007 13:34

Joe Dassin plus vivant que jamais

Joe Dassin plus vivant que jamais



Son répertoire revisité par des anciens de la Starac


BRUXELLES Ce n'était pas la grande foule jeudi soir au Cirque Royal pour le passage bruxellois de la troupe de Salut Joe. Pourtant, Houcine, Anne-Laure, notre Mario Barravecchia, Alexia Palombo, Carine Haddadou et Pierre Mathyss, tous ex-star-académyciens, ont eu le mérite de redonner vie aux plus grands succès de l'interprète des Petits Pains au chocolat avec l'énergie et la générosité de leur jeunesse...

Les puristes regretteront peut-être le débit calme et la voix de velours de l'homme à l'habit blanc. Mais les temps changent et l'heure est davantage au rythme et aux percussions venus du Sud qu'à la voix suave d'un crooner des années 70.



Durant une heure et demie, la petite troupe n'a pas ménagé ses efforts pour faire bouger un public très longtemps bien sage avant de s'échauffer et d'entrer enfin dans l'ambiance pour... la dernière chanson, Il était une fois nous deux.

La dernière ? Pas tout à fait puisque, à la demande générale, le sextuor revint sur scène quelques instants plus tard pour entonner, en guise de rappel, un Salut, bien de circonstance.

Entre Excuse me lady, et Le dernier slow, le public eut droit à un best of de Joe Dassin, au goût des années 2000. Ce fut tantôt surprenant, tantôt drôle, Houcine se révélant à l'occasion un excellent showman. Jouant de son charisme auprès du public féminin, il n'hésita pas à courtiser une de ses fans d'âge mûr, laissant à ses petits copains le soin d'assumer l'aspect musical du spectacle.

Dans cette compétition, mais en est-ce vraiment une ?, on a apprécié le talent d'Anne-Laure, une femme qui sait tout faire : chanter, danser, jouer de la batterie. "Et en plus elle est belle", comme le fit remarquer l'un de ses acolytes. Mario fit l'étalage d'une puissance vocale intacte alors que Pierre, plus sobre, fut parfait en Monsieur Loyal de la soirée. Carine ne se laissa pas démonter lorsqu'un incident technique priva le public de L'été indien. "Applaudissez ma belle robe", lança-t-elle à-propos. Et que dire d'Alexia, sinon qu'on peut être blonde et avoir bien du talent, comme le susurra perfidement un de ses petits copains.

Bref, une belle soirée sympa entre amis. Joe aurait été fier de ses héritiers.


G. D. M.

© La Dernière Heure 2007

# Posté le samedi 24 novembre 2007 13:47

Modifié le samedi 24 novembre 2007 14:14

Jenifer

Jenifer

Tourner ma page


Paroles: David Verlant, Jenifer.
Musique: Maxim Nucci 2007 "Lunatic"


{Refrain:}
Je n'emporte rien vraiment
Je veux vivre d'autres mues,
Je suis riche du temps,
De tout ce que j'ai perdu,
Je suis légère au vent
Je promets d'être sage,
De laisser au cadran
L'aiguille tourner ma page

On n'a pas trop de temps
A r'faire l'amour à l'envers,
Il y a tant de vents contraires
On n'a pas trop de ciel
Pour s'étendre sur le sujet,
A rêver l'essentiel enlacés
Mais quand l'amour est là
Il n'est jamais acquis
Et quand il est parti
Il nous laisse des pourquoi
Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

{au Refrain}

On n'a pas trop de nuits,
Même en fermant les yeux,
Pour semer nos solitudes à deux,
On n'a pas trop de vies
Pour voyager la Terre,
Elle n'a jamais menti
Même l'hiver
Mais quand l'amour est là
Il n'est jamais acquis
Et quand il est parti
Il nous laisse des pourquoi
Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

# Posté le samedi 24 novembre 2007 14:10